Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/284

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je les lie donc par une ligne droite que je place au-dessus ou au-dessous d’elles, & cette ligne marque que tout ce qu’elle embrasse ne représente qu’une seule note, laquelle doit être subdivisée en deux parties égales, ou en trois, ou en quatre, suivant le nombre des chiffres qu’elle couvre, &c.

Si l’on a une note qui remplisse seule une mesure entiere, il suffit de la placer seule entre les deux lignes qui renferment la mesure, & par la même regle que je viens d’établir, cela signifie que cette note doit durer toute la mesure entiere.

À l’égard des tenues, je me sers aussi du point pour les exprimer ; mais d’une maniere bien plus avantageuse que celle qui est en usage : car, au lieu de lui faire valoir précisément la moitié de la note qui le précédé, ce qui ne fait qu’un cas particulier, je lui donne, de même qu’aux notes, une valeur qui n’est déterminée que par la place qu’il occupe, c’est-à-dire, que si le point remplit seul un tems ou une mesure, le son qui a précédé doit être aussi soutenu pendant tout ce tems ou toute cette mesure ; & si le point se trouve dans un tenus avec d’autres notes, il fait nombre aussi bien qu’elles, & doit être compte pour un tiers ou pour un quart, suivant le nombre de notes que renferme ce tems-là en y comprenant le point.

Au reste, il n’est pas a craindre, comme on le verra par les exemples, que ces points se confondent jamais avec ceux qui servent a changer d’Octaves, ils en sont trop bien distingues par leur position pour avoir besoin de l’être par leur figure ; c’est pourquoi j’ai négligé de le faire, évitant avec soin de