Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/313

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toute la facilite nécessaire, long-tems avant qu’on toit en état chanter à livre ouvert, il s’ensuit que la difficulté est toute dans l’observation des regles, & nullement dans l’exécution du chant la seconde est le défaut d’évidence dans le genre des intervalles exprimes sur la même ou sur différentes clefs. Défaut d’une si grande étendue, que, non-seulement, il est la cause principale de la lenteur du progrès des écoliers ; mais encore qu’il n’est point de Musicien forme qui n’en soit quelquefois incommode dans l’exécution. la troisieme enfin, est l’extrême diffusion des caracteres & le trop grand volume qu’ils occupent, ce qui, joint à ces lignes & à ces portées si ennuyeuses à tracer, devient une source d’embarras de plus d’une espece. si le premier mérite des signes d’institution est d’être clairs, le second est d’être concis ; quel jugement doit-on porter des notes de notre Musique, à qui l’un & l’autre manquent ?

Il paroit d’abord assez difficile de trouver une méthode qui puisse remédier à tous ces inconvéniens à la fois. Comment donner plus d’évidence à nos signes, sans les augmenter en nombre ? Et comment les augmenter en nombre, sans les rendre d’un cote plus longs à apprendre, plus difficiles à retenir, & de l’autre, plus étendus dans leur volume ?

Cependant, à considérer la chose de près, on sent bientôt que, tous ces défauts partent de la même source ; savoir, de la mauvaise institution des signes & de la quantité qu’il en à falu établir pour suppléer à l’expression bornée & mal-entendue qu’on leur à donnée en premier lieu ; & il est démonstratif que des qu’on aura invente des signes équivalens, mais plus simples, & en moindre quantité, ils auront par-la