Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/373

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& qui tout cela ne naisse de la fantaisie qu’on à de les vouloir rapporter à la mesure à quatre tems, ou d’en vouloir rapporter les notes à la valeur de la ronde.

Donner aux mouvemens & aux notes des rapports entièrement étrangers à la mesure ou l’on les emploie, c’est proprement leur donner des valeurs absolues, en conservant l’embarras des relations ; aussi voit-on suivre de-la des équivoques terribles qui sont autant de pièges à la précision de la Musique & au goût du Musicien. En effet, n’est-il pas évident qu’en déterminant la durée des rondes, blanches, noires, croches, &c. non par la qualité de la mesure ou elles se rencontrent, mais par celle de la note même, vous trouvez à tout moment la relation en opposition avec le sens propre. De-la vient, par exemple, qu’une blanche dans une certaine mesure, passera beaucoup plus vite qu’une noire dans une autre, laquelle noire ne vaut cependant que la moitie de cette blanche, & de-la vient encore que les Musiciens de Province, trompes par ces faux rapports, donnent souvent aux airs des mouvemens tout différens de ce qu’ils doivent être, en s’attachant scrupuleusement à cette fausse relation, tandis qu’il faudra quelquefois passer une mesure à trois tems simples plus vite qu’une autre à trois huit, ce qui dépend du caprice des Compositeurs, & dont les Opéra présentent des exemples à chaque instant.

Il y auroit sur ce point bien d’autres remarques à faire auxquelles je ne m’arrêterai pas. Quand on à imagine, par exemple, la division sous-double des notes,telle qu’elle est établie, apparemment qu’on n’à pas prévu tous les cas, ou