Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t8.djvu/64

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Frontin.

Au train dont vous allez, vous courrez bientôt les champs, Attendons, cependant, le dénouement de tout ceci ; & pour feindre de mon cote une recherche imaginaire, allons-nous cacher dans un cabaret.

SCENE VI.

ANGELIQUE, MARTON.

Marton.

Ah ! ah, ah, ah ! La plaisante scene ? Qui l’eut jamais prévue ? Que vous avez perdu, Mademoiselle, a n’être point ici cachée avec moi quand il s’est si bien épris de ses propres charmes !

Angelique.

Il s’est vu par mes yeux.

Marton.

Quoi ! vous auriez la foiblesse de conserver des sentimens pour un homme capable d’un pareil travers ?

Angelique.

Il te paroit donc bien coupable !, Qu’a-t-on, cependant, à lui reprocher que le vice universel de son âge ? Ne crois pas pourtant qu’insensible à l’outrage du Chevalier, je souffre qu’il me préféré ainsi le premier visage qui le frappe agréablement.