Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/150

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un Chant ou une Psalmodie qui ne roule que sur deux Sons & ne forme, par conséquent, qu’un seul Intervalle. Quelques Ordres Religieux n’ont dans leurs Eglises d’autre Chant que le Chant en Ison.

CHANT SUR LE LIVRÉ. Plain-Chant ou Contre-point à quatre Parties, que les Musiciens composent & chantent impromptu sur une seule ; savoir, le Livré de Chœur qui est au Lutrin : en sorte, qu’excepté la Partie notée, qu’on met ordinairement à la Taille, les Musiciens affectes aux trois autres Parties, n’ont que celle-là pour guide, & composent chacun la leur en chantant.

Le Chant sur le Livré demande beaucoup de science, d’habitude & d’oreille dans ceux qui l’exécutent, d’autant plus qu’il n’est pas toujours aisé de rapporter les Tons du Plain. Chant à ceux de notre Musique. Cependant il y a des Musiciens d’Eglise, si versés dans cette sorte de Chant, qu’ils y commencent & poursuivent même des Fugues, quand le sujet en peut comporter, sans confondre & croiser les Parties, ni faire de faute dans l’Harmonie.

CHANTER, v. n. C’est, dans l’acception la plus générales former avec la voix des Sons variés & appréciables. (Voyez CHANT.) Mais c’est plus communément faire diverses inflexions de voix, sonores, agréables à l’oreille, par des Intervalles admis dans la Musique, & dans les regles de la Modulation.

On Chante plus ou moins agréablement, à proportion qu’on a la voix plus ou moins agréable & sonore, l’oreille plus ou moins juste, l’organe plus ou moins flexible, le