Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/269

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d’une touche à l’ autre. Quant à la main droite, son Doigter consiste dans l’arrangement des doigts & dans les marches qu’on leur donne pour faire entendre les Accords & leur succession ; de sorte que quiconque entend bien la mécanique des doigts en cette partie, possede l’art de l’Accompagnement. M. Rameau a fort bien expliqué cette mécanique dans si Dissertation sur l’ Accompagnement, & je crois ne pouvoir mieux faire que de donner ici un précis de la partie de cette Dissertation qui regarde le Doigter.

Tout Accord peut s’arranger par Tierces. L’Accord parfait,c’est-à-dire, l’ Accord d’une Tonique ainsi arrangé sur le Clavier, est formé par trois touches qui doivent être frappées du second, du quatrieme & du cinquieme doigt. Dans cette situation c’est le doigt le plus bas, c’est- à-dire, le second qui touche la Tonique ; dans les deux autres faces, il se trouvé toujours un doigt au moins au-dessous de cette même Tonique ; il faut le placer à la Quarte. Quant au troisieme doigt, qui se trouvé au-dessus ou au-dessous des deux autres, il faut le placer à la Quarte : Quant au troisieme doigt ; qui se trouvé au-dessus ou au-dessous des deux autres ; il faut le placer à la Tierce de son voisin.

Une regle générale pour la succession des Accords est qu’il doit y avoir liaison entr’eux ; c’est-à-dire, que quelqu’un clés Sons de l’Accord précédent doit être prolongé sur l’accord suivant & entrer dars son Harmonie. C’est de cette regle que se tire toute la mécanique du Doigter.

Puisque pour passer réguliérement d’un Accord à un autre, il faut que quelque doigt reste en place, il est évident qu’il n’y a que quatre manieres de succession réguliers entre deux