Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/303

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Il suit de-là que ce même Accord, sans rien changer ni à l’accompagnement, ni à la Basse, peut porter quatre noms différens, & par conséquent se chiffrer de quatre différentes manieres : savoir, d’un 7 b sous le nom de Septieme diminuée ; d’un 6/x x sous le nom de Sixte majeure & fausse-Quinte ; d’un X 4/b sous le nom de Tierce mineure & Triton, & enfin d’un x 2 sous le nom de Seconde superflue. Bien entendu que Clef doit être censée armée différemment, selon les Tons où l’on est supposé être.

Voilà donc quatre manieres de sortir d’un Accord de Septieme diminuée, en se supposant successivement dans quatre Accords différens : car la marche fondamentale & naturelle du Son qui porte un Accord de Septieme diminuée est de se résoudre sur la Tonique du Mode mineur, dont il est la Note sensible.

Imaginons maintenant l’Accord de Septieme diminuée sur ut Dièse Note sensible, si je prends la Tierce mi pour fondamentale, elle deviendra Note sensible à son tour, & annoncera par conséquent le Mode mineur de fa ; or cet ut Dièse reste bien dans l’Accord de mi Note sensible : mais c’est en qualité de re Bémol ; c’est-à-dire, de sixieme Note du Ton, & de septieme diminuée de la Note sensible : ainsi cet ut Dièse qui, comme Note sensible, étoit obligé de monter dans le Ton de re, devenu re Bémol dans le Ton de fa, est obligé de descendre comme Septieme diminuée voilà une transition Enharmonique. Si au lieu de la Tierce, on prend, dans le même Accord d’ut Dièse, la fausse Quinte