Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/348

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de laquelle on monte jusqu’au la ; après quoi, passant à droite dans la colonne du b naturel, on nomme fa ; on monte au la de la mémé colonne, puis on retourne dans la précédente à mi, & ainsi de suite. Ou bien, on peut commencer par ut au C de la seconde colonne ; arrivé au la passer à mi dans la premiere colonne, puis repasser dans l’autre colonne au fa. Par ce moyen l’une de ces transitions forme toujours un semi-Ton ; savoir, la fa : & l’autre toujours un Ton ; savoir, la mi. Par Bémol, on peut commencer à l’ut en c ou f, & faire les transitions de la même maniere,&c.

En descendant par Béquarre on quitte l’ut de la colonne du milieu, pour passer au mi de celle par Béquarre, ou au fa de celle par Bémol ; puis descendant jusqu’à l’ut de cette nouvelle colonne, on en sort par fa de gauche à droite, par mi de droite à gauche, &c.

Les Anglois n’emploient pas toutes ces syllabes, mais seulement les quatre premieres ut re mi fa ; changeant ainsi de colonne de quatre en quatre Notes, ou de trois en trois par une méthode semblable à celle que je viens d’expliquer, si ce n’est qu’au lieu de la fa & de la mi, il faut muer par fa ut, & par mi ut.

Les Allemands n’ont point d’autre Gamme que les lettres initiales qui marquent les Sons fixes dans les autres Gammes, & ils solfient même avec ces lettres de la maniere qu’on pourra voir au mot SOLFIER.

La Gamme Françoise, autrement dite Gamme du si, leve les embarras de toutes ces transitions. Elle consiste en