Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/422

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


& le troisieme, on plutôt parce que la corde Mèse donne son nom à Tétracorde dont elle forme l’extrémité aigue. (Voyez Pl. H. Fig. 12.)

MESOPYCNI, adj. Les Anciens appelloient ainsi, dans les Genres épais, le second Son de chaque Tétracorde. Ainsi les Sons Mésopycni étoient cinq en nombre. (Voyez SON, SYSTÊME, TETRACORDE.)

MESURE, s. f. Division de la durée ou du tems en plusieurs parties égales, assez longues pour que l’oreille en puisse saisir &’subdiviser la quantité, & assez courtes pour que l’idée de l’une ne’s’efface pas avant le retour de l’autre, & qu’on en sente l’égalité.

Chacune de ces parties égales s’appelle aussi Mesure ; elles se subdivisent en d’autres aliquotes qu’on appelle Tems, & qui se marquent par des mouvemens égaux de la main ou du pied. (Voyez BATTRE LA MESURE.) La durée égale de chaque Tems ou de chaque Mesure est remplie par plusieurs Notes qui passent plus ou moins vîte en proportion de leur nombre, & auxquelles on donne diverses figures pour marquer leurs différentes durées. (’Voyez VALEUR DES NOTES.)

Plusieurs, considérant le progrès de notre Musique, pensent que la Mesure est de nouvelle invention, parce qu’un tems elle a été négligée. Mais au contraire, non-seulement les Anciens pratiquoient la Mesure ; ils lui avoient même donne des regles très-séveres & fondées sur des principes que la nôtre n’a plus. En effet, chanter sans Mesure n’est pas chanter ; & le sentiment de la Mesure n’étant pas moins