Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/481

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de Quinte, & quelquefois de Septieme. La quatrième Note du Ton est généralement celle sur laquelle cet Accord convient le mieux ; mais on la peut placer par-tout dans des entrelacemens Harmoniques. La Basse doit toujours arriver en montant à la Note qui porte Neuvieme ; la Partie qui fait la Neuvieme doit syncoper, & sauve cette Neuvieme comme une Septieme en descendant Diatoniquement d’un Degré sur l’Octave, si la Basse reste en place, ou sur la Tierce, si la Basse descend de Tierce. (Voyez ACCORD, SUPPOSITION, SYNCOPE.)

En Mode mineur l’Accord sensible sur la Médiante perd le nom d’Accord de Neuvieme & prend celui de Quinte superflue. (Voyez QUINTE SUPERFLUE.)

NIGLARIEN, adj. Nom d’un Nome ou Chant d’une Mélodie efféminée & molle, comme Aristophane le reproche à Philoxène son Auteur.

NOELS. Sortes d’Airs destinés à certains Cantiques que le peuple chante aux Fèces de NOELS. Les Airs des Noëls doivent avoir un caractere champêtre & pastoral convenable à la simplicité des paroles, & à celle des Bergers qu’on suppose les avoir chantés en allant rendre hommage à l’Enfant Jésus dans la Crêche.

NOEUDS. On appelle Nœuds les points fixes dans lesquels une corde sonore mise en vibration se devise en aliquotes vibrantes, qui rendent un autre Son que celui de la corde entiere. Par exemple, si de deux cordes dont l’une sera triple de l’autre, on fait sonner la plus petite, la grande répondra, non par le Son qu’elle a comme corde entière, mais