Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/484

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Musical qui portoit ce nom, étoit consacré, chez les Grecs, à Apollon Dieu des Vers & des Chansons, & l’on tâchoit d’en rendre les Chants brillans & dignes du Dieu auquel ils étoient consacrés. (V. MODE, MÉLOPÉE, STYLE.)

NOMS des Notes. (Voyez SOLFIER.)

NOTES, s. f. Signes ou caracteres dont on se sert pour Noter, c’est-à-dire, pour écrire la Musique.

Les Grecs se servoient des lettres de leur Alphabet pour noter leur Musique. Or comme ils avoient vingt-quatre lettres, & que leur plus grand systême, qui dans un même Mode n’étoit que de deux Octaves, n’excédoit pas le nombre de seize Sons, il sembleroit que l’Alphabet devoit être plus que suffisant pour les exprimer, puisque leur Musique il n’étant autre chose que leur Poésie notée, le Rhythme étoit suffisamment déterminé par le Mètre, sans qu’il fût besoin pour cela de valeurs absolues & de signes propres à la Musique ; car, bien que par surabondance ils eussent aussi des caracteres pour marquer les divers pieds, il est certain que la Musique vocale n’en avoir aucun besoin, & la Musique instrumentale n’étant qu’une Musique vocale jouée par des Instrumens, n’en avoit pas besoin non plus, lorsque les paroles étoient écrites ou que le Symphoniste les savoit par cœur.

Mais il faut remarquer, en premier lieu, que les deux mêmes Sons étant tantôt à l’extrémité & tantôt au milieu du troisieme Tétracorde selon le lieu où se faisoit la Disjonction, (voyez ce mot,) on donnoit à chacun de ces Sons des noms & des signes qui marquoient ces diverses situations ; secondement que ces seize Sons n’étoient pas tous les