Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/486

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Lydien, marque la Parhypate-Méson du Mode Hypo-Iastien ; l’Hypate-Méson de l’Hypo-Phrygien, le Lychanos-Hypaton de l’Hypo-Lydien, la Parhypate-Hypaton de l’Iastien, & l’Hypate-Hypaton du Phrygien. Quelquefois aussi la Note change, quoique le Son reste le même ; comme, par exemple, la Proslambanomene de l’Hypo-Phrygie, laquelle a un même signe dans les Modes Hyper-Phrygien, Hyper-Dorien, Phrygien, Dorien, Hypo-Phygien, & Hypo-Dorien, & un autre même signe dans les Modes Lydien & Hypo-Lydien.

On trouvera (Pl. H. Fig.. 1.) la Table des Notes du Genre Diatonique dans le Mode Lydien, qui étoit le plus usité ; ces Notes ayant été préférées à celles des autres Modes par Bacchius, suffisent pour entendre tous les exemples qu’il donne dans son ouvrage ; & la Musique des Grecs n’étant plus en usage, cette Table suffit aussi pour désabuser le Public, qui croit leur maniere de noter tellement perdue que cette Musique nous seroit maintenant impossible à déchiffrer. Nous la pourrions déchiffrer tout aussi exactement que les Grecs mêmes auroient pu faire : mais la phraser, l’accentuer, l’entendre, la juger ; voilà ce qui n’est plus possible à personne & qui ne le deviendra jamais. En toute Musique, ainsi qu’en toute Langue, déchiffrer & lire sont deux choses très-différentes.

Les Latins, qui, à l’imitation des Grecs, noterent aussi la Musique avec les lettres de leur Alphabet, retrancherent beaucoup de cette quantité de Notes ; le Genre Enharmonique ayant tout-à-fait cessé d’être pratiqué, & plusieurs Modes n’étant plus