Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/496

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Cette partie aine remplie, il faut venir au Tems ou à la Mesure. D’abord l’Auteur fait main-basse sur cette foule de différentes Meures dont on a si mal-à-propos chargé la Musique. Il n’en connoît que deux, comme les Anciens ; savoir, Mesure à deux Tems, & Mesure à trois Tems. Les Tems de chacune de ces Mesures peuvent, à leur tour, être divisés en deux parties égales ou en trois. De ces deux regles combinées il tire des expressions exactes pour tous les Mouvemens possibles.

On rapporte dans la Musique ordinaire les diverses valeurs des Notes à celle d’une Note particuliere, qui est la Ronde ; ce qui fait que la valeur de cette Ronde variant continuellement, les Notes qu’on lui compare n’ont point de valeur fixe. L’Auteur s’y prend autrement : il ne détermine les valeurs des Notes que sur la sorte de Mesure dans laquelle elles sont employées & sur le Tems qu’elles y occupent ; ce qui le dispense d’avoir, pour ces valeurs, aucun signe particulier autre que la place qu’elles tiennent. Une Note seule entre deux barres remplit toute une Mesure. Dans la Mesure à deux Tems, deux Notes remplissant la Mesure, forment chacune un Tems. Trois Notes sont la même chose dans la Mesure à trois Tems. S’il y a quatre Notes dans une Mesure à deux Tems, ou six dans une Mesure à trois, c’est que chaque Tems est divisé en deux parties égales ; on passe donc deux Notes pour un Tems ; on en passe trois quand il y a six Notes dans l’une & neuf dans l’autre. En un mot, quand il n’y a nul signe d’inégalité, les Notes égales, leur nombre se distribue dans