Page:Rousseau - Collection complète des œuvres t9.djvu/650

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toute autre Nation, & sûrement ne sera jamais fortune dans aucune : chacun doit sentir au contraire, que rien n’est plus naturel que de Solfier par transposition lorsque le Mode est transposé.

On a, en Italie, un Recueil de leçons à Solfier, appellées Solfeggi. Ce Recueil, composé par le célebre Lé, pour l’usage des commençans, est très-estimé.

SOLO, adj. pris substantiv. Ce mot Italien s’est dans la Musique, & s’applique à une Piece ou à un morceau qui se chante à Voix seule, ou qui se joue sur un seul Instrument avec un simple Accompagnement de Basse ou de Clavecin ; & c’est ce qui distingue le Solo du Récit, qui peut être accompagné de tout l’Orchestre. Dans les Pieces appellées Concerto, on écrit toujours le mot Solo sur la Partie principale, quand elle récite.

SON, s. m. Quand l’agitation communiquée à l’air par la collision d’un corps frappé par un autre, parvient jusqu’à l’organe auditif, elle y produit une sensation qu’on appelle Bruit. (Voyez BRUIT.) Mais il y a un Bruit résonnant & appréciable qu’on appelle Son. Les recherches sur le Son absolu appartiennent au Physicien. Le Musicien n’examine que le Son relatif ; il l’examine seulement par ses modifications sensibles, & c’est selon cette derniere idée, que nous l’envisageons dans cet Article.

Il y a trois objets principaux à considérer dans le Son ; le Ton, la forcé & le timbre. Sous chacun de ces rapports le Son se conçoit comme modifiable : 1º. du grave à l’aigu : 2º. du fort au foible : 3º. de l’aigre au doux, ou du sourd à l’éclatant s & réciproquement.