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départ pour la france


mon petit porte-manteau, contenant deux chemises et un châle de cachemire[1].

Me voilà parti, avec plusieurs officiers, à un petit quart de lieue de la tente, pour nous embarquer dans les chaloupes, pour rejoindre les frégates. La mer était bien agitée ; les vagues cognaient sur nos têtes, les chaloupes étaient remplies d’eau, tout le monde était malade de ce petit trajet-là. Moi je n’étais pas du tout malade, au contraire. Je demandais toujours à manger. Le Mamelouck nommé Ali[2] était bien malade aussi, Nous sommes arrivés, le soir bien lard, dans la frégate, et nous sommes par-

  1. On avait désigné un homme pour conduire les chevaux à Alexandrie (Note du ms.).
  2. Ali, mamelouck ramené d’Égypte par Bonaparte, et par lui donné à Joséphine. Laid, méchant, dangereux. On finit par l’envoyer à Fontainebleau, comme garçon d’appartement.

    L’Empereur le remplaça par Louis-Étienne Denis, né à Versailles. On l’appela Ali. Il accompagna l’Empereur à l’île d’Elbe et à Sainte-Hélène (V. Frédéric Masson, Napoléon chez lui).