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préface


vant l’ensemble à une publication spéciale. Combien de trésors y sont encore enfouis dont nombre d’écrivains, même fort bien armés d’ordinaire, n’ont point connaissance ; pour ne citer que les Mémoires d’Auger, les Lettres de Villenave, les Souvenirs de Delescluze.



M. Paul Cottin n’était pas pour rien l’élève, l’ami, l’exécuteur testamentaire de l’excellent et curieux Lorédan Larchey, l’aimable éditeur de la Revue Anecdotique et de la Petite Revue, le découvreur de Coignet et de Fricasse, le compilateur du Dictionnaire de l’Argot, le bibliophile sagace qui, en de petits, tout petits volumes, s’amusait à imprimer, à quelques exemplaires, de petits papiers manuscrits qui l’avaient fait rire et qu’il prétendait communiquer à des amis lecteurs. M. Larchey était d’abord un collecteur d’histoires, de bons mots et de réparties. Il en formait ce qu’on eût appelé jadis des sottisiers ; mais à ces sottisiers il s’attachait de façon à y consacrer sa vie : il est assez douteux qu’il y