Page:Rozier - Cours d’agriculture, 1781, tome 1.djvu/420

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d’humeurs, & ces répercussions de sueurs d’où découlent toutes les maladies de cette saison.

6º. En raison des maladies.

Le premier & le plus important des remèdes à employer dans les maladies, c’est la diète ; en faisant usage de ce moyen, on a souvent prévenu & même guéri des maladies.

Presque toutes les maladies commencent par un dérangement dans l’estomac dont les fonctions sont troublées : si on ajoute de nouveaux alimens, ils ne seront digérés qu’imparfaitement, les substances passeront toutes crues dans les secondes voies, fermenteront, allumeront la fièvre, & donneront naissance à une maladie grave : la diète & l’eau, voilà les agens qu’il faut mettre en usage. Il est encore utile de charger l’eau des parties adoucissantes des plantes, suivant l’exigence des cas.

L’usage de la viande doit être entiérement proscrit dans les maladies aiguës : comme ces substances tournent facilement à la fermentation putride, elles ne font qu’augmenter le désordre qui règne déjà dans l’économie animale.

C’est dans les convalescences sur-tout qu’il est important de régler la dose des alimens, & de spécifier leur nature.

On doit les donner à très-petite quantité, parce que l’estomac qui, depuis long-tems, n’a pas fait de fonctions, & s’est affoibli à la suite des boissons abondantes, ne digéreroit pas bien une grande quantité d’alimens, & le désordre renaîtroit de nouveau : il seroit même plus dangereux que dans les premiers tems de la maladie, parce que la nature épuisée n’auroit plus les mêmes ressources pour combattre ce nouvel ennemi. On voit souvent des malades échappés à des maladies les plus dangereuses, périr en convalescence par des abus dans le manger ; & ces exemples effrayans doivent toujours être mis sous les yeux des convalescens, afin de tempérer l’ardeur qu’ils éprouvent pour les alimens. M. B.


ALIZIER, ou Allier. M. Tournefort le place dans la huitième section de la vingt-unième classe, qui comprend les arbres & les arbrisseaux à fleurs disposées en rose, dont le calice devient le fruit, & qui renferme des semences oblongues & cartilagineuses ; il le désigne par cette phrase : cratœgus folio sub rotundo, serrato, subtus incano ; & M. le chevalier Von Linné le classe dans l’icosandrie digynie, & l’appelle cratœgus aria.

Fleur, à cinq pétales disposés en rose ; les pétales sont arrondis, creusés en manière de cuiller : les étamines sont au nombre de vingt environ, & les styles au nombre de quatre ou cinq. Le calice est d’une seule pièce, ressemblant à une coupe, découpé en cinq sur ses bords : ce calice devient le fruit.

Fruit. Baie charnue, arrondie, terminée par un ombilic, comme toutes les poires ; elle renferme deux pepins ou semences oblongues.

Feuilles, ovales, inégalement dentelées, blanchâtres & cotoneuses par-dessus, portées sur de longs pétioles.

Racine, ligneuse, rameuse, ressemblant à celle des poiriers.