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les fleurs femelles sur des individus séparés.

La poussière fécondante est renfermée dans les anthères des étamines ; & dans l’acte de la fécondation, elle est lancée par une force naturelle de la plante sur le stigmate du pistil ; de-là elle descend par le stile jusque dans l’ovaire, où elle féconde les germes.

Le nectaire est la partie de la corolle qui contient le miel.

Organes de la réproduction.

Le germe fécondé grossit & produit le fruit qui contient la semence ou graine.

La semence enveloppée par le péricarpe est renfermée dans un réceptacle propre, que l’on nomme placenta.

On distingue plusieurs parties essentielles dans la graine, la tunique propre, qui sert d’écorce à la semence ; les lobes ou cotyledons, deux corps charnus appliqués l’un sur l’autre, qui emboîtent la plantule ou l’embryon. La plantule est le vrai germe, composé de la radicule ou le rudiment de la racine, & de la plumule ou rudiment de la tige.

La graine est simple, ou surmontée d’une aigrette, ou accompagnée d’ailes.

Le péricarpe peut être de plusieurs sortes ; savoir, une capsule, une follicule, une silique, une gousse, un fruit à noyau, un fruit à pépin, une baie, & un cône.

La semence n’est pas le seul moyen par lequel la plante puisse se reproduire ; les bourgeons, les drageons enracinés, les boutures, les marcottes, les provins & les greffes offrent encore des moyens très-simples pour les multiplier.

Les plantes en général sont garnies de poils & d’épines, & quelques-unes se soutiennent & s’attachent à différens corps par des mains ou des vrilles.

L’anatomie ne s’occupe seulement pas des parties solides ; elle cherche encore à connoître les principes fluides qui circulent & animent toute la machine. Ils forment une partie essentielle, puisqu’ils sont les agens de la vie végétale. On ne peut donc négliger leur étude, & même leur analyse.

Fluides des Végétaux.

Les fluides principaux qui animent la plante, sont l’air, & comme air atmosphérique, & comme air fixe & déphlogistiqué ; l’eau ou la lymphe, la séve, le suc propre, les sucs gommeux & résineux.

Nous n’avons considéré jusqu’à présent, que les parties extérieures des plantes, les parties, pour ainsi dire, anatomiques ; mais leur physiologie n’est pas moins intéressante. On pourroit en faire un traité particulier, le diviser en chapitres à peu près comme on le va voir.


PHYSIOLOGIE VÉGÉTALE,
ou
Économie végétale.

Naissance.

Après avoir jeté un coup d’œil général sur les plantes, leur beauté, leur richesse, leur utilité & leur fécondité, on examineroit tout ce qui tient à leur naissance ; l’acte de la germination, le gonflement des