Page:Rozier - Cours d’agriculture, 1781, tome 1.djvu/722

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ensuite comme cet instrument ne donne que des angles droits, tâchez d’inscrire la figure du terrain dans un rectangle, que vous mesurerez ; soustrayant ensuite les triangles & les trapèzes qui se trouveront ajoutés autour de ce plan, le reste sera la surface du terrain proposé.

Du point E, prolongez avec votre équerre la ligne EF, jusqu’à ce qu’elle rencontre par une perpendiculaire à peu près le piquet G : cherchez la perpendiculaire GK ; & quand vous l’aurez trouvée, prolongez-la jusqu’à ce que vous puissiez y faire tomber la perpendiculaire HL. Plantez des piquets aux points K &L ; prolongez la ligne LH jusqu’à la hauteur du point E. Sur cette ligne, cherchez sa perpendiculaire NI qui parte du piquet I ; enfin, en retournant au point E, tracez la perpendiculaire ME ; ce qui étant fait, vous aurez un triangle qui renfermera le terrain que vous cherchez : vous le mesurerez exactement avec la chaîne. Pour soustraire les triangles & les trapèzes que vous avez ajoutés, & trouver la vraie figure, prenez exactement la valeur des lignes FK, KG, GL, HL, HN, NI, NM, ME, que vous porterez sur votre brouillon, où vous aurez tracé un rectangle dont les côtés sont parfaitement égaux à ceux du rectangle que vous aurez trouvé. Des points EFGHI correspondans aux piquets, tirez les lignes EF, FG, GH, HI, IE, qui vous donneront une figure semblable au terrain.

L’embarras principal de l’équerre de l’arpenteur, est de ne pouvoir donner que des angles droits, & de nécessiter par conséquent plusieurs opérations : le graphomètre lui est donc préférable ; mais l’un & l’autre exigent deux travaux ; celui qui se fait sur le terrain même, & celui que l’on est obligé de faire chez soi : en mettant au net le brouillon, la planchette évite ce double travail.

49. Mesurer un terrain avec la planchette.

Étant arrivé sur le terrain ABCD, Fig. 32, à mesurer, on commence par planter des jalons dans tous les angles, & on établit sa planchette (43) à un de ses angles, de façon qu’elle soit bien d’aplomb, & dans la verticale de ce point, autant qu’on pourra. Si c’est une planchette sans châssis, on attachera dessus une feuille de papier avec de la cire ou du pain à cachetter ; si elle est à châssis, on mettra entre-deux une feuille de papier, & on fixera le tout solidement. Avec un crayon ou de l’encre, on fera un point a correspondant sur le papier : on posera sur ce point l’alidade mobile, de façon que l’on puisse voir le piquet B à travers les pinnules ; quand on l’aura trouvé, fixant avec la main l’alidade sur la planchette, on tirera la ligne indéfinie ab sur le papier : visant ensuite le piquet D, on tracera la ligne ad, & enfin la diagonale ac dans l’alignement du piquet C. On sent facilement que si la figure a plus de quatre angles, on tirera autant de lignes qu’il se trouvera d’angles. On mesurera les lignes AB, AC, AD ; on écrira leur valeur sur le même papier le long de ces lignes ; ensuite replaçant le piquet A, on trans-