Page:Rozier - Cours d’agriculture, 1781, tome 1.djvu/727

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centre, avec une ouverture de compas égale au nombre de toises que contient la ligne AO, tracez l’arc ab ; ensuite du point K comme centre, avec une ouverture égale au nombre de toises que contient la ligne KO, décrivez l’arc cd qui coupera le premier au point du centre cherché ; tirez au crayon les lignes AO & KO, & continuez d’opérer comme nous allons le dire.)

Pour trouver la ligne AB, mettez le diamètre du rapporteur sur la ligne AO du brouillon, & prenez l’angle AOB qui est de cinquante-trois degrés & demi ; portez-le sur le plan en posant le diamètre du rapporteur sur la ligne A ; tirez la ligne indéfinie OB que vous ferez de cinquante toises, comme elle se trouve être sur le terrain, & tracez la ligne AB qui vous donnera le second côté de votre terrain. Pour avoir le troisième, le quatrième, le cinquième, &c. répétez exactement la même opération, ayant toujours soin, pour prendre les angles, de poser le diamètre du rapporteur sur la dernière ligne tracée du centre à la circonférence. Quand vous aurez toutes les lignes qui circonscrivent le champ dont vous levez le plan, effacez avec de la mie de pain toutes les lignes tracées au crayon, il ne restera plus que les traits noirs, & votre figure paroîtra avec toute son exactitude. Toutes les lignes ponctuées, Fig. 38, indiquent les lignes faites au crayon pendant l’opération.

Quelquefois il arrive que le dernier angle KOH ne se trouve pas d’accord sur le plan avec celui qui est tracé sur le brouillon ; dans ce cas, il faut tout recommencer, car cela prouve qu’on s’est trompé dans quelqu’endroit. Les lignes noires s’effacent avec le gratoir. Comme cela fait un mauvais effet, il vaut mieux tracer d’abord toute sa figure au crayon, pour être le maître de pouvoir l’effacer dans le besoin ; ensuite si elle est juste quand tout est terminé, tracer à l’encre les lignes nécessaires.

Rarement a-t-on une seule figure à tracer ; un plan terrier contient toujours une surface de terrain divisée en grand nombre de pièces de terre : il faut les assembler & les réunir sur le plan, comme elles le sont réellement dans la nature. Ayant fait le plan d’un champ, on continue en allant successivement d’un champ à un autre, en se servant de leurs côtés communs, &, par ce moyen, on les lie tous les uns aux autres. Lorsque le plan total, ou la carte générale est faite, il est nécessaire de l’orienter, c’est-à-dire, d’en indiquer les quatre points cardinaux par signes ou par écrit. La boussole A qui accompagne la planchette, Fig. 24, remplit cet objet dans l’opération sur le terrain ; il ne faut jamais négliger d’exprimer sur le brouillon la situation d’un champ ; on la rapporte sur le plan.

Communément l’on place dans un des coins du plan le signe indicatif de la position ; c’est un cercle coupé au centre par deux perpendiculaires. À l’extrémité de la ligne qui désigne le nord, on met une fleur-de-lis, comme on le voit dans toutes les cartes de géographie.

Un arpenteur qui veut joindre la propreté à l’exactitude, ne se borne pas à représenter simplement la figure d’un bien ; il peut encore