Page:Ségur - La soeur de Gribouille, Hachette, 1886.djvu/50

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— Ce ne sera toujours pas par son travail, dit une voix qui fit tourner la tête à Caroline et à Gribouille.

— Pourquoi ma sœur ne se tirerait-elle pas d’affaire par son travail ? dit Gribouille en marchant vers Mlle Rose, car c’était elle qui avait prononcé ces dernières paroles.

— Demande-le à Mme Delmis, mon garçon ; elle te le dira. »

Caroline n’écoutait plus ; elle était retombée à genoux près du corps de sa mère. Mais Gribouille, un peu inquiet des paroles de Mlle Rose, regarda quelques instants son visage faux et malicieux, et, se glissant près de la porte, il l’entr’ouvrit et disparut. Il courut vers la maison de Mme Delmis ; il demanda à la voir ; elle le fit entrer dans sa chambre.

madame delmis.

Que me veux-tu, mon pauvre garçon ? dit-elle avec intérêt.

gribouille.

Je viens demander à madame pourquoi ma sœur ne se tirerait pas d’affaire avec son travail.

madame delmis.

Comment ? Que veux-tu dire, Gribouille ? De quelle affaire ta sœur doit-elle se tirer ? Et pourquoi me le demandes-tu à moi qui n’en sais rien ?

gribouille.

C’est Mlle Rose qui m’a dit de le demander à ma-