Page:Ségur - Un bon petit diable.djvu/142

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qui est vrai ne me blesse jamais, Juliette ; le mensonge et l’injustice seuls m’irritent.

marianne.

Allons, allons, tout ça est la vérité vraie ; c’est superbe, c’est touchant ; mais il faut partir, pour arriver avant le coucher de M. Old Nick. »

Charles embrassa affectueusement Marianne, très tendrement Juliette, courut à la porte, et sortit sans tourner la tête, de peur de voir Juliette pleurer son départ. »

Ni lui ni Betty ne dirent mot jusqu’à la porte de Fairy’s Hall. Betty frappa, on ouvrit, et ils franchirent le seuil de leur prison. Un homme de la maison fut chargé de les conduire au concierge. Betty lui adressa quelques questions qui n’obtinrent aucune réponse : l’homme était sourd à ne pas entendre le tonnerre ; c’était lui qui était sonneur de la maison, concierge et fouetteur.

« Du monde, monsieur, dit l’homme sourd en introduisant Betty et Charles dans le cabinet de M. Old Nick.

old nick.

C’est vous qui entrez à mon service et qui m’amenez ce garçon ?

betty.

C’est moi, Monsieur, qui entre chez vous gratis, à l’essai, et qui vous amène Charles Mac’Lance dans les mêmes conditions.

old nick.

Hé quoi ! gratis ? J’ai demandé trois mois payés d’avance. Où sont-ils ? donnez-les-moi.