Page:Ségur - Un bon petit diable.djvu/356

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XXIV
les interrogatoires ; ce qui s’ensuit


Quand la visite fut terminée, M. Turnip interrogea sa fille sur l’opinion qu’elle avait de Charles.

lucy.

Il est très bien, mais il ne me plaît pas.

monsieur turnip.

Pourquoi cela ? il est beau garçon ; il a de l’esprit, il est gai, aimable.

lucy.

C’est possible ; mais il sera un détestable mari.

monsieur turnip.

Qu’est-ce que tu dis donc ? Tu oublies le bien qu’on en dit de tous côtés.

lucy.

Je ne dis pas non ; il peut être admirable de vertus et de qualités, mais je ne voudrais jamais accepter un mari pareil.