Page:Sénancour - Rêverie sur la nature primitive de l’homme, tome 2.djvu/9

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INTRODUCTION

Le premier volume de cette édition porte la date de 1910. L’opportunité — au moins convenue — de laisser paraître, avant d’aller plus loin, les deux tomes de l’édition critique d’Obermann, puis ses obligations professionnelles, aussi, retinrent Joachim Merlant de poursuivre d’abord bien activement la tâche entreprise. Vint 1914 ; et ce fut le grand drame dont le propre lendemain allait ravir aux siens, à ses amis, à l’Université, aux études savantes et désintéressées, l’homme et l’écrivain, devenu combattant héroïque, dont tous attendaient et appelaient le retour vrai. Et l’ouvrage demeura en suspens, pour lequel éditeur plus attentif et plus intimement instruit du sujet n’eût jamais pu se rencontrer.

Il valait cependant, a-t-on cru, qu’un jour quelqu’un tentât de mener l’œuvre à son terme.

En y venant donc, si lourde et si délicate que la succession apparaisse, on aime à laisser entendre la pensée qu’avant tout et malgré le retard on y a mise, — pensée d’hommage sincère et pieux au caractère comme au labeur de celui qui nous a ici précédé.

I

Des éditions du livre des Rêveries, la bibliographie est connue. Elle a été fort soigneusement dressée par J. Merlant, en dernier lieu en tête du tome de 1910 (pp. v-viii). Il suffira d’y renvoyer, précisant seulement que nous continuerons d’user des appellations A, B, C et D, respectivement, pour les quatre