Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/215

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66. DE MADAME DE SIMIANE A d’hÉIUCOURT. T~

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Du 28 juillet 1732.

MONSIEUR l’Intendant revient donc de son rocher; s’il est aussi brûlant que les nôtres, je le plains beaucoup. Sait-il bien, cet aimable intendant, qu’il y a longtemps que nous ne l’avons vu, et qu’il ne faut pas mettre les gens en goût, et puis les planter là? On a cent choses à lui dire, encore plus à entendre. Sait-il bien encore qu’il est attendu vendredi à Belombre, et que les draps sont déjà dans son lit? ce sont mes nouvelles, j’ai cru devoir les lui communiquer.

67. DE MADAME DE SIMïAïïE A d’hÈRICO0RT. Du 22 août 1782.

LES timides nymphes de FEuvone ne répondent pas à des chants si doux et si séduisants. Si on les agace trop, j’ai peur qu’elles ne se gâtent. C’est le temps des complots il s’en forme un tout le long de la côte pour leur faire perdre cette belle simplicité qui est tout leur ornement. Déjà les voilà tristes à mourir d’avoir vu échouer une partie sur la mer dont elles s’étoient flattées venez demain pour les consoler, amenez M. de Rochegude8; on le desire, et on veut bien qu’il le sache. Mais ne sontils pas deux? Faites sur cela ce que vous jugerez à propos mais surtout faites des vers, Monsieur, car en véLettee 67. 1. L’Euvone, ou plutôt I’Huveaune, petite rivière voisine de Belombre voyez ci-dessus, p. 58, note 3. « Des nymphes de Lorône, » dans l’édition de 1773.

2. Pierre d’Arnoul, seigneur de Rochegude et de la Tour-Ronde coseigneur de la Garde-Paréol au comtat Venaissin.

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