Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/239

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pliments, félicitations, vœux, souhaits, à tout ce qui vous appartient? Faites, je vous prie, souvenir M. et Mme d’Héricourt de la façon dont je les honore. Madame votre mère ne viendra-t-elle jamais voir ses chers enfants? la Provence devient désormais son pays. Il faut y mener cette aimable Angloise; sa présence dédommagera, bien de la privation de ses lettres.

Tout est parti ou part, les vaisseaux sont à mille lieues de nous. Les Bandol, les la Boulie, tout est déjà décampé votre petite servante part lundi, et va vous attendre, Monsieur, avec une grande tristesse de ne vous point trouver, et avec une grande impatience de votre retour. On vous a mandé les hauts faits de M. de Bonnivet3; le pauvre M. de Roannès* en est affligé à mourir. 85. DE MADAME DE SIMIANE A DE LA POETE1. A Belombre, ce 7 juillet 1733.

JE ne me souviens pas, Monsieur, d’avoir eu de sur3. Peut-être ce chevalier d’industrie et spadassin, Louis Gouffier, .que la duchesse de Berri avait pris à ses gages sous le titre de maître de sa garde-robe (1717), et quise disait marquis de Bonnivet, de la maison de Gouffier Dangeau semble le reconnaître pour tel et l’appelle itf.^e^onw^(/GHraa/, tome XVII, p. air et 38s). Voyez SaintSimon, tome XV, p. 1S1, et les Mémoires de Diiclos, tome LXXVI, p. agS. Son père était Louis Gouffîer, nommé également dans la Chénaye marquis de Bonnivet, et sa mère Charlotte-Marie Gouffier, dame de Doué.

4. Louis Gouffier, comte de Roannès, qui avait dans sa jeunesse accompagné la Feuillade à Candie, et mourut à quatre-vingt-six ans le as avril de l’année suivante (1734): voyez sur lui tome VI, p. 516, note 6. Il était depuis 1732 membre de l’Académie de Marseille. LETTRE 85. 1. Cette lettre a. été publiée pour la première fois, et d’après l’autographe, dans l’édition de x8i8. Jean-François

1733