Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/246

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1733

toute mon âme de vos bontés pour ces pauvres Furand 5. J’ai encore cent mille choses à vous dire ce sera pour une autre fois6.

  • 88. DE MADAME DE SIMIAKE AU MARQUIS

DE CAUMOHT1.

Dans le temps que je crains votre oubli, vous me don-

nez, Monsieur, des marques essentielles de l’honneur de votre amitié en la personne du pauvre la Mare. Je tâcherai de seconder vos généreuses démarches j’écrirai à M. de la Popelinière8 du mieux que je saurai, et je conserverai une extrême reconnoissance de vos bienfaits. J’ai été infiniment touchée et je le suis encore du sort de mon pauvre ami Lambert il est dans un état à faire craindre que nous le perdrons tout à fait; je n’ai pas le courage de le souhaiter, et je sens que ce coup-là sera plus rude que les autres mais enfin on doit s’attendre aux séparations on ne vient au monde que pour cela. • a

Nous avons ici une Éminence portugaise d’une figure

très-ridicule, d’un esprit très-vif, des manières inconnues en France et qui n’ont pu faire démêler encore son caractère, non plus que son long séjour ici; il aime les jeunes et belles dames, il s’en explique clairement les autres se cachent; moyennant quoi je l’ai aperçu un instant. Mme de Castellane a étalé ses charmes, mais 5. Voyez ci-dessus, p, i43 et note *•

6. « Pour la première fois. )) (Édition de 1773.)

Lettre 88 (inédite, revue sur l’autographe). 1. Ce que Mme de

Simiane dit dans cette lettre du temps, de ses affaires, du cardinal Pereira, de la grossesse de sa fille, permet de la dater de 1733, comme le no 91, ci-dessous, p. 167 et 168.

s, Sans doute le financier bel esprit bien connu.