Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/249

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personne ne vous honore, et n’est plus que moî, Monsieur, votre très-humble et très-obéissante servante, Grignan DE Simiane.

A Marseille, ce i3 septembre.

90. DE MADAME DE SIMIANE A d’hÊRÏCOORT. Du 18 septembre 1733.

J’AI une si grande quantité de choses à vous dire, Monsieur, que je ne sais pas comment en sortir, et j’ai pris le parti du silence, comme le seul moyen de me tirer d’affaire; mais il n’est pas trop soulageant, et j’y renonce. Je commence par le plus pressé c’est la santé de Monsieur votre père. Mon Dieu! Monsieur, par quel miracle est-il revenu de l’agonie oh nous l’avons vu, et à son âge ? Il faut convenir que nos machines sont quelquefois bien parfaitement construites, et capables de résister à tout. Je souhaite que vous jouissiez encore longtemps d’une vie qui vous est si chère. Votre absence et votre retour seront mon second article il est considérable, Monsieur, pour qui vous attend avec impatience, et s’est accoutumé à vivre quelquefois avec vous. Votre départ dépendoit de Monsieur votre père j le voilà mieux il me semble que rien à présent ne doit vous arrêter, ni changer le projet de venir le mois prochain, et de nous amener Madame votre soeur, qui appartient à la Provence présentement. Madame sa belle-mère 1 a passé un mois à Marseille; elle est retournée à Aix venez donc, Monsieur.

Lettre go. i. Mme de Bonneval.

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