Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/268

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S7-U

IOO. DE MADAME DE SIMIAHE A d’hÉMCOUIIT. Du 3 mars 1734.

Tout est surprenant, Monsieur, dans l’affaire du sieur Tarages, hors vos bontés pour moi; je les reçois avec une extrême reconnoissance, et je vous remercie de toute l’étendue de mon cœur de la dernière marque que vous venez de m’en donner. Voilà deux grandes affaires finies; il ne reste plus que le pauvre Boismortier1; je vous le recommande de plus en plus, Monsieur. Je savois la promotion du sieur Varages par une lettre de M. de Maurepas 2, la plus honnête et la plus jolie qu’on puisse imaginer. Cette circonstance doit être mise dans le nombre des surprises car ordinairement ou point de réponse, ou papier et style de ministre ici c’est billet tout à fait doux; enfin la grâce est bien assaisonnée et complète. Je fis hier votre commission auprès du chevalier de Majastres3 il est parti ce matin pour Marseille. Grand merci, Monsieur; grand merci, une fois, deux fois, mille fois. Pour4 l’amour de Dieu ne parlez plus de votre tracasserie il n’en est plus question chez M. de Bandol, et si la ville en parle, c’est que rien de plus nouveau n’est encore venu effacer cette histoire. Il faut que chacun fasse son métier; c’en est un beau que le silence c’est le seul moyen de faire casser le nez aux tracasseries.

Il y a quelques jours que je n’ai vu Madame votre Lettre 100. 1. Voyez ci-dessus, p. 181. la note 4 de la lettre précédente.

2. Ministre de la marine. Voyez ci-dessus, p. i65,note 12. « .par une lettre de Mme de la plus honnête, etc. » (Édition de 1773 .) 3. César de Castellane Majastres, chevalier de Malte en 1716.

4. Ce qui suit jusqu’à la fin de l’alinéa manque dans l’édition de 1773.