Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/274

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que ce soit sur l’air du Deprofundis. Dès qu’on demande des nouvelles de quelqu’un « Il est mort, » voilà la réponse. Je suis en peine du petit Jarente* donnezm’en, je vous prie, des nouvelles; et ce pauvre Cujes5 1 oh mon Dieu! et tant d’autres! et M. de Mithon0! voilà qui est effroyable. Vous serez bien généreux de donner une larme aux malheureux, ayant par-devers vous une si grande fortune. Nous n’avons pas laissé ici de donner un grand bal la même nuit de cette nouvelle, et sous les fenêtres des affligés nous sommes tout héroïques, et nous ne nous soumettons pas aux foiblesses humaines. Adieu, Monsieur, adieu, Mesdames jouissez tranquillement de vos prospérités et d’une bonne santé je vous fais à tous ma très-humble révérence, et j’ai bien envie d’être à Belombre.

1 1 juin

Au nom de Dieu, dites-moi la vérité de tout ce que l’on conte des galères et de tous ces combats. Suscription A Monsieur, Monsieur Dhericourt, intendant de galleres de france, à Marseille.

4. Voyez ci-après, p. 249, une note sur la famille de Jarente. 5. JV. de Glandevès, marquis de Cujes.

6. Au lieu de ce dernier nom (qu’on a déjà vu ci-dessus, p. 181), on lit dans l’édition de 1773 «M. deM. » et dans celle de r8i8 k M. de Milon. »

7. Nous ne doutonspas qu’il n’y ait ici dans l’autographe ou une abréviation mal formée de juillet ou une erreur de Mme de Simiane sur le mois voyez ci-dessus, p. 185, note 7, et p. 186, note 1.