Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/279

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Mme DE biLviaisÉ. XI t3

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suis persuadée que vous pensez tout de même, et c’est 7~J7 4 ce qui m’attache encore plus à vous, Monsieur. N’appe- 3¢ lez point cela mes bontés, je vous en prie vous m’obligeriez à parler des vôtres, nous ne finirions plus, et nous tomberions dans les compliments, langage que le cœur n’entend point. Vous connoissez le mien pour vous, au moins je m’en flatte; ainsi recevez-en toutes les marques qu’il peut vous en donner, qui sont bien bornées quant aux effets, mais bien étendues par la bonne volonté. Je suis très-fâchée, sans être étonnée, des dernières folies du pauvre Cardinio1 je l’ai toujours cru hors de son bon sens. Je crois qu’il faut songer bien sérieusement à mettre son adversaire en sûreté; tôt ou tard ce misérable périroit. Ce sera donc jeudi que nous aurons l’honneur de vous voir, Monsieur; il y aura un petit dîner chez moi; vous en userez comme il vous plaira, et M. le duc de Damville aussi je n’ai pas bien compris s’il va à Bonneval ou si vous y allez tout seul. Las nouvelle de la Princesse4 est tout établie aussi; il y LETTM ro7. 1. Cardin était le prénom du premier président et intendant le Bret voyez ci-dessus, p. 7 à 9, note 1; p. 86, note 2; et ci-après, p. i95 et 196.

a. Jean-Baptiste-Louis-Frédéric de la Rochefoucauld de Roye, petit-fils du comte de Roye dont il est question au tome IV, p. 55, note 12 d’abord appelé le marquis de Rouci, il avait été créé duc dAnville en mars 1732, et était depuis 1720, en survivance de son père, Iieutenantgënératdes galères de France. Il avait épousé en x 33 z Louise-Elisabeth de la Rochefoucauld, fille aînée de l’arrière-petitfils de l’auteur des Maximes. Il mourut en mer, au mois de septembre 1746, commandant d’une escadre que lui avait confiée Maurepas son parent voyez Barbier, tome IV, p. 204.

3. Ce passage, jusqu’à «On disoit, etc., «manque dans l’édition de 1770.

4. La princesse de Modène qu’on fit d’abord, paraît-il, quelque difficulté de laisser venir à Paris, et qui dut rester à Lyon voyez ci-dessus, p. T9r, note 3, et Barbier, tome II, p. Sag.