Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/308

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35 nient attachée que je le suis". Les cousins et Pouponne voudraient bien vous dire combien ils vous respectent et vous regrettent.

12J. DE MADAME DE SIMIANE A d’hÉRICOTTRT. Du 8 août 1735.

Il y a tout plein de choses dans la vie qui font plaisir et déplaisir en même temps. Tel est aujourd’hui, Monsieur, ce que vous m’annoncez pour Majastres. Il partit hier pour aller à Marseille faire la cour à nos parents il est difficile qu’il ignore vos bontés, et ce qui se prépare; mais il n’en fera pas d’autre usage que d’être bien reconnoissant et bien confiant, et ne se donnera aucun mouvement. Le secret sera d’ailleurs très-gardé. Je le perdrai, voilà ce qui m’afflige, et surtoutdans un temps* où réellement je suis toute fine seule’. L’amitié me retient ici; j’ai voulu voir ce que deviendroit la Boulie, et je n’ai pas voulu l’abandonner il est à sa troisième résurrection mais l’expérience du passé ne laisse pas pénétrer la joie et l’espérance dans nos coeurs.

Vous connoissez les soixante et douze petits malheurs qui arrivent tous les jours à chaque homme. En voici un c’est d’écrire une page, de tourner le papier, et de trouver une demi-feuille avec les honnêtes gens on refaitsa lettre. Que vous me faites peur, Monsieur, avec vos trois petits vers! Comment donc? est-ce là l’allure que vous 11. « que je ne le suis. » (Édition- de 1773.)

Lettre 117. 1. « mais il n’eu ferad’autre usage. » (Ibidem.) a. « ce qui m’afflige, surtout dans un temps, etc. y» (iBidem.) 3. Mme de Sévigné commence ainsi une lettre à sa fille, écrite de Livry « Je suis icL. toute fine seule » voyez tome VI, p. 64. La Fontaine a-dit dans le conte des Troqneurs « toute fine seulette. »