Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/310

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prendre. J’ai besoin de mes amis, et quand je les ai, je n’en fais pas assez d’usage; ainsi est fait le monde. Les vaisseaux sont là, que deviendront-ils? de la rade au port, cela seroit bien joli. Aimez-moi, Monsieur vous le devez car assurément j’ai pour vous un attachement bien solide, bien fidèle et bien tendre.

128. DE MADAME DE srMIANE A D’HÉarCOUIlT1. Du i3 août 1735.

JE vous fais mon compliment, Monsieur, sur l’heureux accouchement de Mme de Bonneval; un garçon est une circonstance de plus pour rendre la joie complète. J’ai été me promener dans votre beau jardin; il est magnifique. Pouponne étoit transportée et de votre maison, et de la salle d’armes, et de tant de choses nouvelles pour elle; quant à moi, je trouvai tout cela bien triste sans vous. Ma santé est toujours pitoyable coliques, vapeurs j’attends la fin de l’été avec impatience. Je compte de n’aller à Belombre que le Ier de septembre, et si mes maux redoubloient, j’irois droit à Aix.

Vous allez avoir ou vous avez mon jardinier, Monsieur mais il faut que vous me fassiez, s’il vous plaît, une grâce qui me fera un vrai bien c’est de lui donner un logement pour deux mois; car ils seront établis à Belombre tant que je n’y serai pas, c’est-à-dire la femme et les enfants, moyennant quoi cela m’épargne cinquante francs, et je lui donne cent francs pour les coups d’œil qu’il jettera à mon jardin, avec votre permission, lui ou son éls. Ne leur refusez pas cette petite douceur, Lettre 128. 1. Cette lettre a été publiée pour la première fois dans l’édition de 1S18.