Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/312

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mériteiitpas les hommes sont étranges. Sineti’part; il va vous joindre.

Si par hasard les bruits d’intendance sont fondés et que vous n’ayez pas établi le pauvre Boismortier*, tout nous échappera pensez-y un peu, Monsieur; une survivance assure tout enfin il est sous votre protection. M. de la Tours a eu deux accès de fièvre, ce n’est plus rien; mais qui n’a pas été malade? qui a pu résister à cette canicule? Pour moi, je l’ai eue tout entière dans les boyaux quatre gouttes de pluie ont un peu rafraîchi l’air, et les entrailles de Madame6. Mme de Bonneval’ se porte bien; la belle Mme de Beaurecueil’ a la petite vérole à Sisteron. Pouponne est à l’engrais chez Villemont9 elle est précisément comme vos jolis poulets. Les chevaliers vous saluent très-humblement; etmoi, sans tant de façon, je vous aime de tout mon cœur. Monsieur. Et Mme d’O, que je suis aise qu’elle ne change point! Ayez la bonté de lui dire mille choses pour moi, Monsieur.

3. Voyez ci-dessus, p. i3î, note i.

4. Boismortier était un chirurgien auquelMme de Simiane portait de l’intérêt. Voyez ci-dessus, p. 16a.

5. Voyez ci-dessus, p. 198, note 4.

6. Allusion au commencement de la première scène du premier acte du Slalade imaginaire.

7. Julie-Adélaïde de Forbin d’Oppêde, femme de Roux de Bonneval, conseiller au parlement de Provence, ou sa belle-fille d’abord appelée Mme de la Fç.re voyez ci-dessus, p. l5a, note i, et p. 189, note 4.

8. Marie-Françoise de Jouffrei de Châteaubon, de la ville de Sisteron, épousa en 173a Jean-Joacbiin de Laugier, seigneur de Beaurecueil, Rocpieshautes et Rousset, conseiller au parlement de Provence.

g. Voyez ci-dessus la lettre du 15 mars 1735, p. 209 et note 3, et ci-après celle du 8 août 1736, p. s46<