Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/343

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Mme de SEvioaé. xi

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Tous les habitants de Belombre vous font la très-hum- blé révérence. l47. DE MADAME DE SIMIAWE A d’hÉRICOORT. A Belombre, le 14 septembre 1736.

StNETi* a perdu son père j’ai toujours peur d’apprendre la première ces sortes de tristes nouvelles permettezmoi donc, Monsieur, pour éviter tout inconvénient, de vous adresser mon compliment, dont vous ferez l’usage qu’il conviendra, et pardon.

M. Vial, aumônier de vos galères, est, au respect de son caractère, un grand imbécile. Je ne puis pas retrouver mes livres. M. Poultier m’a mandé qu’ils n’étoient point à la douane, et me demande d’autres signalements. Sur cela j’écris à ce bon prêtre il me répond qu’ils n’ont t point été saisis2 à la douane, mais par des gens préposés pour examiner les livres. Mais qui sont-ils ces gens? à à qui avez-vous parlé, recommandé ? Point de réponse; il ne sait seulement pas le nom de celui à qui il a recommandé ces livres, et il est parti tout de suite. J’ai récrit à M. Poultier, et je le prie de deviner.

Accordez-moi, Monsieur, une grâce je vous la demande à genoux; elle intéresse des personnes que vous honorez de votre estime. C’est8 les pauvres Gros, mes voisins de Belombre donnez-moi une place pour un garçon qui est de bonne famille sans beaucoup de bien; élève, enfin élève ne se refuse pas; il parviendra, s’il le mérite c’est une autre affaire, et ce sera la sienne. Lettse 147. i. Voyez ci-dessus, p. i32, note i.

2. «. il me répond qu’ils n’ont point (les livres) été saisis, etc. » (Édition de IJjS.)

3. « Ce sont les pauvres Gros. » (Édition de 1S1S.)