Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/351

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tantôt ici et tantôt là, et que je ne sais guère où^reneon- t ? 3 6 trer que chez vous, mon cher Marquis. Peut-être que dans ce moment il est à l’assemblée1, qui commence. aujourd’hui, et qui par parenthèse se tient sans Monsieur notre archevêque2, attaqué d’un violent rhumatisme sur le bras. Per tornar dunqiie al nostro proposito* je ne sais où prendre M. le marquis d’Àiragues* ce que je sais, c’est que je prends bien des libertés avec vous; mais comme ce sont de ces fautes dont on ne veut point se corriger, il est inutile d’en faire des excuses; ce sont des hypocrisies vous aurez donc la bonté de faire rendre cette lettre, mon cher Marquis.

Je suis aujourd’hui sans vapeur point de noir, mes pensées d’une très-jolie couleur. C’est dommage que je n’aie point de jolis sujets à traiter! vous seriez enchanté de moi. Mais ces vilaines lettres de Paris ne parlent que de morts, bu de mourants, ou de guerre. Il y en a une toute nouvelle; la savez-vous? C’est avec les sauvages qui ne veulent pas nous laisser prendre possession du Missisipi. Pour moi, j’y ai une belle concessions. J’esLettkb i5i (inédite, revue sur l’autographe). i. A l’assemblée de Lambese, dont le président-né était l’archevêque d’Aix. L’abrégé des délibérations constate quel’ouverture en fut faite le is novembre l’ëvêque de Riez prononça un discours. L’année suivante l’archevêque présida.

2. Jean-Baptiste-Antoine de Brancas, évêque de la Rochelle en 1725, archevêque d’Aix de 1739 à 1770 il était frère du marquis de Brancas voyez tome X, p. 354, note 4-

3. « Pour en venir donc à notre propos. » Phrase italienne que Mmede Sévigné employait quelquefois voyez parexemple tome VII, p. 394.

4. ’Jean-Baptiste deBionneau, baron d’Airagues, élu premier consul d’Aix, procureur du pays, aux années 1717 et 1718.

5. Sur les concessions de terres, de fiefs, distribués en Louisiane par la compagnie des Indes au temps de Law, voyez M. Henri Martin, tome XV, p. 5t.