Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/357

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vient en Provence avec vous. Vous ne sauriez mieux faire l’un et l’autre, et à vos amis plus de plaisir. Mais venez 1 donc, Monsieur voilà un temps admirable, profitez-en. Je compte que Sin.eti nous dira beaucoup de vos nouvelles12; je compte aussi que vous savez toutes celles de Provence; et quand on est à Paris, on ne s’en soucie guère.

J’aurois encore une infinité de choses à vous dire, mais huit pages c’est bien assez; la discrétion s’empare de moi. Je vous souhaite bien de la santé, bien de la tranquillité, et tous les bonheurs ensemble, et je vous dis bien vrai, Monsieur, et sur cela, et sur mon tendre attachement pour vous.

l53. DE MADAME DE SIMIAKE A d’hÈHIGOURT.

Du 19 décembre 1786.

Quant à moi, qui n’aime pas qu’on se marie, je suis

bien contente de la femme que vous amenez1. Monsieur; mais tout le monde en ce pays-ci en attendoit une autre. Ce que je crois fermement, c’est que si vous ne la cherchez pas dans le pays où vous êtes, je ne pense pas qu’il y ait rien en Provence digne de vous5. Peut-être que vous allez faire quelque découverte à Rome; il seroit beau de nous amener une dame romaine, pourvu qu’elle ait les vertus et les inclinations des premières de cette 12. a que Sineti nous dira beaucoup de nouvelles. » (Édition

de 1773.)

.Lettre i53. i. et que vous nous amenez. » (Ibidem.)

2. D’Héricourt ne se maria que le g octobre t"4i, avec

Antoinette-Mane Duché, fille du. premier avocat gé’uôral de la cour des comptes, aides et iînances de Montpellier.