Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/360

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et deCessac* avoient été élevées à. Port-Royal; et le jour qu’on les mena à l’Opéra pour la première fois, elles ne tournèrent jamais les yeux sur le spectacle.

Que de monde, Monsieur, que de monde va tous arriver Envoyez-nous des journaux, sans quoi nous aurons peur des esprits. J’ai envoyé à Mme de Saint-Marc6 l’extrait de votre lettre qui parle de sa fille; elle en a été comblée de joie. Le tonnerre ne tombe donc pas encore ? mais y a-t-il tant de fumée sans un peu de feu ? le temps nous apprendra tout. Vous faites bien voir Marseille en beau à Monsieur l’abbé 6 cela n’est pas mal fin nous vous sommes très-obligés7 de lui donner si bonne opinion de notre patrie. Ne le mènerez-vous point à Belombre ? Pensez-vous à votre s;rand voyage3 ? Si vous devez le faire, dépêchez- vous pour l’amour de Dieu car je vous déclare que plus de Belombre pour moi sans vous, Monsieur, que j’honore, que j’aime bien tendrement en vérité. Faites recevoir mes très-humbles compliments, je vous en prie, par frère et sœur.

au prince de Bouruoimlle, comte de Hénin elle était morte le 22 mai tyoï.

4. Jeanne-Thérèse-Pélagie-Charlotte d’Albert de Luy nés, mariée le 16 mars 169S au marquis de Cessae (voyez tome II, p. ri3, note 4} elle mourut en 1756. Ces, trois dames étaient filles du duc de Luynes.

5. Catherine-Marguerite de Mathieu Mortein, femme de JulesFrançois de Meyronnet, baron de Saint-Marc, conseiller au parlement de Provence elle eut plusieurs enfants, entre autres MarieJosèphe-Julie, qui épousa Pierre de Robineau, seigneur de Beaulieu, commissaire des guerres en Provence.

û. Le frère de d’He’ricourt voyez ci-dessus, p. 370, note it. y. « Nous vous sommes obligés. » (Édition de ,1773.)

S. Un voyage de Rome ? Voyez la lettre précédente.