Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 11.djvu/607

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NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE. 5at

ont été écrites pendant la jeunesse de Mme de Sévigné. Les deux premières paroissent même antérieures son mariage. Les originaux de ces lettres appartiennent à M. Morel de Vindé, pair de France, et à M. Tarbé. Peut-être en existe-t-il quelques autres entre les mains de divers curieux on le soupçonneroit d’après une lettre insérée dans le Courrier de l’Europe du 3t mars i8ïo. Un abonné écrit que le hasard a fait tomber entre ses mains un billet de Mme de Sévigné, sans date, sans signature, mais qui se trouvoitavec d’autres lettres de cette dame adressées à Ménage. Onne sauroittrop engager les personnes qui en possèdent les originaux à publier ces lettres dans quelque recueil, où l’on puisse un jour les retrouver. La correspondance avec M. de Pomponne est augmentée de plusieurs lettres de Mme de Sévigné, deM. et de Mme de Grignan, et de M. de Sévigné. Une de ces lettres est adressée à M. Arnauld d’Andilly. Les originaux de la plupart de ces dernières lettres sont conservés parmi les manuscrits de la bibliothèque de Monsieur Il en est une dont le manuscrit autographe n’existe pas, mais dont il a été trouvé une copie, écrite tout entière par Arnauld d’Andilly; ce vieillard étoit dans le salon de Fresnes, auprès de Mme de Sévigné, au moment où celle-ci écrivoit à M. de Pomponne. Ainsi nous devons à l’austère Arnauld la eonnoissance de l’une des lettres de Mme de Sévigné où elle badine avec le plus de grâce et de légèreté. (Voyez la lettre du ier août 1667, tome I, p. ri62.) Enfin l’on a fait usage d’un petit manuscrit du même Arnauld d’Andilly, qui contient le récit du voyage qu’il fit Versailles le 10 septembre 1671 pour remercier le Roi de la nomination de M. de Pomponne. Cette relation fait également partie des Manuscrits de l’Arsenal. On verra aussi avec intérêt deux billets adressés à Mlle de Scudéry, dont l’un appartient à M. le comte d’Estourmel, et l’autre à l’éditeur; une lettre écrite à M. de Lamoignon, communiquée par M. Villenave une autre de M. de Coulanges à Mme de Grignan, et une de Mme de la Troche. Ces deux dernières appartiennent à M. le marquis de Castellane, qui en a adressé de Toulouse des copies certifiées.

Quant aux lettres de Mme de Simiane, les originaux en ont été communiqués par M. le marquis d’Héricourt, petit-fils de celui à qui elles sont adressées; tous les noms ont été rétablis. Ces lettres se rattachent à peu d’événements, Mme de Simiane menant alors en Provence une vie fort retirée le rétablissement des noms a donné de l’intérêt à quelques-unes; le lecteur ne sera plus arrêté par des 1. Aujourd’hui bibliothèque de l’Arsenal.

2. Tome 1, p. 493, de la nouvelle édition.