Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 3.djvu/7

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LETTRES
DE
MADAME DE SÉVIGNÉ
,
DE SA FAMILLE ET DE SES AMIS.




1672

261. — DE MADAME DE SÉVIGNÉ À MADAME DE GRIGNAN.
À Paris, vendredi 1er avril.

Vous avez écrit, ma chère fille, des choses à Guitaut, sur l’espérance que vous avez de me voir en Provence, qui me transportent de joie : vous pouvez penser quel plaisir c’est de les apprendre indirectement, quoiqu’on les sache déjà. Il est vrai néanmoins que cela ne peut augmenter l’extrême envie que j’ai de partir, elle est au dernier degré. Ma tante[1] seule fait mon retardement ; elle est si mal, que je ne comprends pas qu’elle puisse être longtemps dans cet état. Je vous en dirai des nouvelles, comme de la seule grande affaire que j’aie présentement.

  1. Lettre 261 (revue en grande partie sur une ancienne copie). — 1. Mme de la Trousse.