Page:Sévigné - Lettres, éd. Monmerqué, 1862, tome 7.djvu/481

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1679 aussi aisé aux maris des belles dames d’être gras, qu’à leurs amis ; il faudroit à M. de Grignan un remède qu’il trouveroit assurément pire que le mal. Vous seriez trop heureuse et lui aussi, Madame, si vous aimant autant qu’il vous aime, il pouvoit avoir toujours deux mentons auprès de vous ;

Mais on ne rencontre guère
Tant de biens tout à la fois.

Nous[1] vous rendons mille grâces, ma fille et moi, Madame, de la part que vous prenez au soulagement que Dieu nous a donné, en nous tirant cette épine hors du pied. Cela pouvoit tirer à conséquence.


à madame de sévigné.

Vous m’avez fait grand plaisir, Madame, de quitter votre place à Madame votre fille, mais je vous sais bon gré de revenir encore après elle.



982. — DE MADAME DE SÉVIGNÉ ET DE CORBINELLI AU PRÉSIDENT DE MOULCEAU.
À Paris, mercredi 24e novembre 1685.

de madame de sévigné.

Je n’ai reçu aucune de vos lettres depuis plus de quinze mois ; je ne sais si notre enragé de jaloux[2] les auroit surprises ; ce n’est pourtant pas son style, il auroit plus d’inclination à vous assassiner avec cette petite épée dont

  1. 13. Cet alinéa ne se lit, comme le passage signalé plus haut (note 4), que dans le manuscrit de la Bibliothèque impériale.
  2. Lettre 982. — 1. Corbinelli. Voyez ci-dessus, p. 263 et 264, lettre du 1er juin 1684.