Page:Sade - La nouvelle Justine, ou les malheurs de la vertu, suivie de L'histoire de Juliette, sa soeur, tome 5, 1797.djvu/183

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tence de cette putain ? Elle n’est ici que pour nos plaisirs, et, foutre, elle y servira. Enhardie par cette mégère, et, ne me sentant déjà pas trop portée, moi-même, à des sentimens pusillanimes de commisération dont la nature ne m’a point abondamment pourvue, je poursuis et ne prends, pour signal de ma retraite, que les témoignages certains du délire général que j’entends bientôt retentir de toutes parts à mes oreilles ; j’en étais à ma troisième émission quand j’abandonnai le poste. Voyons tout ceci, dit l’abbesse en se rapprochant : est-elle morte ? elle n’est pas plus mal qu’aux premières attaques, dit Ducroz ; et, si l’on veut, en l’enconnant, je vais bientôt la rappeler à la vie : j’y consens, dit l’abbesse, essayons ce moyen ; il faut la mettre entre nous deux, dit Télème ; pendant que j’enculerai, Delbène me branlera le cul, et je gamahucherai celui de Volmar ; Juliette socratisera de même Ducroz, qui langotera le con de Flavie. Le projet est mis en action, et les mouvemens rapides de nos deux fauteurs, leur fougueuse luxure, ne tardent pas à rendre une seconde fois la pauvre Laurette à la lumière.

Ma chère bonne, dis-je alors à l’abbesse, et m’approchant d’elle, comment vas-tu