Page:Sadi Carnot - Reflexions sur la puissance motrice du feu, 1824.djvu/92

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atmosphérique, l’opération se conduira d’après la méthode indiquée pag. 39. Nous ferons les hypothèses suivantes :

L’air est pris sous la pression atmosphérique ; la température du corps A est un millième de degré au-dessus de 0°, celle du corps B est 0°. La différence est comme on voit fort petite, circonstance nécessaire ici.

L’accroissement de volume donné à l’air dans notre opération sera du volume primitif : c’est un accroissement fort petit, absolument parlant, mais grand relativement à la différence des températures entre les corps A et B.

La puissance motrice développée par l’ensemble des deux opérations décrites pag. 39. sera, à très-peu près, proportionnelle à l’accroissement de volume et à la différence entre les deux pressions exercées par l’air, lorsqu’il se trouve aux températures 0°,001 et 0°.

    d’où l’on tire enfin, par une seconde intégration,

    Ft = At + B.


    Comme Ft = 0 , lorsque t = 0 , B est nul : ainsi

    Ft = At ,


    c’est-à-dire que la puissance motrice produite se trouverait être exactement proportionnelle à la chute du calorique. Ceci est la traduction analytique de ce que nous avons dit page 70.