Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/145

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prononcé, car l’occasion d’être hostile à ses semblables ne pouvait résulter d’une vie encore facile et peu compliquée.

Toutefois cet âge d’or, cette douce innocence qui ne connaissait pas sa propre valeur, n’était pas le paradis terrestre. La terre était jeune et belle, et la race humaine ne s’était pas encore assez multipliée pour ne pas pouvoir s’abriter et se nourrir aux lieux où elle avait pris naissance. Car il ne faut pas oublier, et en ceci je suis encore en désaccord avec les modernes, que si l’homme arrivant nu et