Page:Sand - Évenor et Leucippe, Garnier, 1856, tome 1.djvu/209

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sonnant comme une gaze argentée sur les cailloux, jaillissaient en pluie fine et brillante sous ses pas, et, en le mouillant, augmentaient son ardeur et sa joie. Il riait, le beau garçon, et son rire était comme une musique dans ce concert de ruisseaux diligents, de feuillages doucement émus et d’allouettes montant vers le ciel.

Arrivé au bord du lac, il se reposa enfin, et quand il fut resté là étendu tout le reste de la matinée, il se sentit complétement ranimé. Il remonta alors vers la région des amandiers, où il se rassasia de ces fruits à peine formés, dont, aujour-