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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

hender. N’êtes-vous pas malade ? Me boudez-vous ? et pourquoi ? Enfin qu’y a-t-il ?

Je pars le 4 janvier pour Paris. Si vous êtes à la Leuf, ne pourrai-je vous voir un instant à Châteauroux ? Si vous me répondez affirmativement, je partirai d’ici le matin, afin de passer une partie de la journée avec vous ; sinon, je ne ferai que traverser Châteauroux.

Adieu mon cher enfant ; ma santé est médiocrement rétablie. Mon intérieur est calme.


L

À MAURICE DUDEVANT, À NOHANT


Paris, janvier 1831.


Mon cher enfant,

Je suis arrivée bien lasse ! J’ai été obligée de m’arrêter quelques heures à Orléans. La chaise de poste ne fermait pas, j’étais glacée. Je ne suis arrivée à Paris qu’à minuit. J’étais bien embarrassée de ma voiture, parce qu’il n’y a pas de cour dans la maison que j’habite et que je ne pouvais pas la laisser passer la nuit dans la rue. Enfin je l’ai fourrée à l’hôtel de Narbonne[1]. Je me suis réchauffée, reposée ; j’ai

  1. Propriété de George Sand, à Paris.