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CORRESPONDANCE DE GEORGE SAND

à vous dire que, si cette pauvre demeure et cette triste figure ne vous font point peur, l’une et l’autre seront ranimées et consolées par votre bonne amitié.

Mille grâces encore.

GEORGE SAND.


CCCXXXVII

À M. CHARLES PONCY, À TOULON


Paris, 4 janvier 1852.


Mes très chers enfants,

Je vous remercie de vos gentilles et bonnes lettres, et de tout ce que vous me souhaitez d’heureux. À supposer que je puisse être bien heureuse au milieu de tant de désolations et d’inquiétudes, il me faudrait encore vous savoir heureux pour l’être entièrement. Mais nous vivons dans un temps où l’on ne peut se souhaiter les uns aux autres qu’une bonne dose de courage pour affronter l’inconnu et traverser le doute.

L’espérance reste toujours au fond du cœur de l’homme ; mais, comme la clarté de cette petite lampe qui veille en nous est faible et tremblotante dans ce moment-ci ! Les huit millions de votes apprendront-ils au président que sa force est dans le peuple et qu’il faut s’appuyer sur la démocratie dans l’exercice de sa puissance, comme à son point de départ ?