Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/148

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LUPO.

On dit qu’elle sait d’avance le secret des jugements de Dieu, et que, pour désigner ceux qui doivent aller au ciel après leur mort, elle étend ses bras de pierre et présente le Bambino.


ANGELO.

Mon frère, c’est la vérité.


LUPO.

Est-ce une poupée à ressorts ?


ANGELO.

N’y touche pas, si tu ne veux que la foudre éclate sur toi !


LUPO.

J’y veux toucher ; je me méfie de la ruse, (Il touche la statue.) Ma foi, non ! c’est une vraie statue de marbre ; combien de fois lui as-tu vu étendre ses bras sur les prédestinés ?


ANGELO.

Jamais : le nombre des élus est si petit !


LUPO.

Mais, pour toi du moins, elle a fait le miracle ?


ANGELO.

Hélas ! j’ai en vain arrosé ses pieds de mes