Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/151

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LUPO.

Et tu l’aimes ?


LE BERGER.

Comme tu aimes le tien !


LUPO.

Il paraît que tu me connais ! Allons, ce sera la première fois que la brebis sera sauvée par le loup. (Il grimpe sur le rocher au-dessus de la grotte et va pour prendre la brebis, qui devient une croix de pierre.) Eh bien ! où est-elle ! Tu t’es trompé, il n’y a pas là la moindre brebis. (Il redescend ; le berger a disparu.) Est-ce que j’ai rêvé, ou si cet enfant s’est moqué de moi ? Allons, j’ai la fièvre… Et l’ermite ne m’apporte rien ! Dormons ! (Il se couche aux pieds de la madone et s’endort. La madone étend ses bras et tient le Bambino au-dessus de la tête de Lupo, qui ne s’en aperçoit pas.)




Scène VII.


LUPO, endormi. ANGELO, sortant de la grotte voisine avec une cruche qui lui échappe des mains.



ANGELO.

Que vois-je ? le miracle, le miracle pour ce mécréant !… Bénis-moi aussi, sainte Madone ! (Il s’élance vers la statue, qui replie ses bras et se retrouve comme auparavant.) Ah ! je suis maudit, moi, maudit pour