Page:Sand - La Coupe, Lupo Liverani, Garnier, Le Contrebandier, La Rêverie à Paris, 1876.djvu/332

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Quittons les jardins décoratifs. Ce soir, tout en rêvant, nous irons peut-être à l’Opéra ou à quelque ballet des théâtres de féeries ; nous y verrons les fantastiques effets de la lumière électrique, créer sous nos yeux une nature de convention bien autrement infidèle que celle des jardins, éclairés, du moins, d’un vrai soleil ou d’une vraie lune. Est-ce à dire qu’il faille proscrire ces splendides illuminations de la peinture ? Je protesterais, je l’avoue. Cette lumière colorée si intense m’emporte plus loin encore que la vue des plantes exotiques. Elle me fait monter jusqu’à ces autres mondes, où des astres, éblouissants et en plus grand nombre que dans le nôtre, embrasent de leurs rayonnements des paysages indescriptibles.


FIN